LE STATUT DES OUVRIERS FORESTIERS
Question orale - Parlement wallon - Fonction publique et administration - 07/02/2012 - Edmund Stoffels
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QUESTION ORALE
DE M. STOFFELS À M. NOLLET,
MINISTRE DU DÉVELOPPEMENT
DURABLE ET DE LA FONCTION PUBLIQUE,
SUR
« LE STATUT DES OUVRIERS
FORESTIERS »
Monsieur le Président,
Monsieur le Ministre, chers collègues, il me revient
que l'évolution du statut des ouvriers forestiers au
sein du SPW se trouve être en stand-by pour ne pas
utiliser une autre expression à l'«
abandon
».
Ainsi, il paraîtrait que, depuis de nombreuses
années, plus aucun examen de recrutement statutaire
n'a été organisé pour la fonction d'ouvrier forestier,
alors le statut d'ouvrier forestier existe dans la
fonction publique depuis bien longtemps.
Aussi, un examen aurait été annoncé pour le 16
janvier dernier, mais il aurait été supprimé en
dernière minute. Qu'en est-il exactement
? Pouvezvous
faire le point sur cette problématique
? Quand
un examen sera-t-il effectivement organisé
?
Quelle est actuellement la proportion de
travailleurs nommés à ce niveau D, comparé à la
proportion des travailleurs nommés aux autres
grades
? Comment expliquez-vous cette situation
?
Je souhaiterais également savoir quel est le
régime d'accès à la pension pour cette catégorie de
profession qui est considérée faisant partie des
métiers durs, des métiers pénibles. Il semblerait que
le régime soit différencié entre les agents et les
ouvriers forestiers.
Réponse
Cher Monsieur le Député,
vous êtes bien informé.
Un concours au niveau D avait été planifié pour
le début 2012, mais il a été reporté à la demande de
l'administration qui souhaitait introduire une
modification dans l'annonce des concours afin de
permettre une organisation plus rapide des épreuves
complémentaires. Ces deux concours seront donc à
nouveau proposés à l'approbation du Gouvernement
wallon ce 9 février 2012 et après négociation en
comité de secteur, ils pourront être lancés par
SELOR au cours du premier trimestre de cette année.
Je tiens à votre disposition la liste des travailleurs
nommés au niveau D qu'il serait trop long de vous
énoncer de vive voix. Je la mets en annexe.
Cependant, je confirme que, comparé aux autres
métiers, la proportion de contractuels par rapport
aux statutaires est plus importante dans le métier
d'ouvrier forestier domanial. Il s'agit d'un héritagedu passé. En effet, à l'origine, les tâches de l'ouvrier
forestier domanial étaient exclusivement des tâches
auxiliaires qui ne pouvaient donc être exécutées que
par du personnel engagé dans les liens d'un contrat
de travail. Il a fallu attendre l'entrée en vigueur de
l'arrêté du Gouvernement wallon du 18 décembre
2003 portant le Code de la fonction publique
wallonne qui crée le métier d'ouvrier forestier
domanial, métier 77, pour que l'on puisse recruter le
personnel statutaire pour exercer ces tâches
d'ouvrier forestier. Les membres du personnel
contractuel lauréats d'un examen de recrutement du
SELOR ont été recrutés statutairement. Pour les
autres, ils ont continué à exercer les missions dans
les liens de leur contrat de travail.
Les membres du personnel statutaire ont accès au
régime de pension du service public tandis que les
membres du personnel contractuel ont accès au
régime de pension des travailleurs salariés. Cela
étant, deux régimes sont d'application pour les
statutaires forestiers. Les services prestés en qualité
de gardes forestiers ou de la nature, métier 72
niveau C, appelé également agents des forêts, sont
des services actifs au sens de la loi du 21 juillet
1844 sur les pensions civiles et ecclésiastiques et à
ce titre bénéficient d'un tantième préférentiel (1/50
au lieu d'1/60). C'est l'article 8 § 1er et § 3 que vous
connaissez bien de la loi du 21 juillet 1844. Par
contre, les services accomplis en tant qu'ouvrier
forestier sont soumis au régime général (tantième
1/60).
M. le Président. La parole est à M. Stoffels.
M. Stoffels (PS). Je remercie M. le Ministre
pour ces informations. Je vais évidemment comparer
ces données avec les documents dont je dispose,
dont un document datant de 1846. Pour poser des
questions, il faut parfois faire de l'archéologie
administrative. Il me semble ici que cela risque de
porter ses fruits.




