LA RELANCE DU FOUR N° 2 CHEZ VIDRALA À GHLIN
Question orale - Parlement wallon - Economie, PME, zonings - 07/02/2012 - Pierre Tachenion
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QUESTION ORALE
DE M. TACHENION À M. MARCOURT,
MINISTRE DE L'ÉCONOMIE, DES P.M.E.,
DU COMMERCE EXTÉRIEUR ET DES
TECHNOLOGIES NOUVELLES,
SUR
« LA RELANCE DU FOUR N° 2 CHEZ
VIDRALA À GHLIN
Madame la Présidente,
Monsieur le Ministre, chers collègues, ces derniers
mois, j'ai eu l'occasion de vous questionner sur la
situation de différentes entreprises en difficulté dans
le Hainaut, et tout particulièrement dans ma région
de Mons Borinage. Le sujet qui m'amène
aujourd'hui est, je l'espère, une actualité un peu plus
réjouissante, du moins à la lecture des articles de la
presse spécialisée il y a quelques jours.
Ma question a trait à la relance du four n°2 chez
Vidrala, verrerie anciennement Verlipack, de Ghlin.
Monsieur le Ministre, vous savez que, en
décembre 2009, j'étais déjà venu avec ce dossier
dans un contexte d'annonce de licenciement
susceptible de toucher 89 travailleurs de cette
verrerie. Actuellement, comme je viens de le dire, la
presse donne l'impression de relayer des
informations plus optimistes, alors qu'il y avait eu, à
l'automne 2011, des communications assez
contradictoires concernant le sort de ce second four.
Il semblerait donc qu'il pourrait finalement être
rallumé grâce à un investissement de dix millions
d'euros sur fond de dialogue social renoué au sein de
l'entreprise.
Au moment où je vous parle, à ma connaissance,
aucune décision officielle ne semble avoir confirmé
ou infirmé la nouvelle. Les syndicats annoncent, à
terme, la création de 80 postes en relation avec les
nouveaux investissements consentis. Il se dit même
que, une fois les travaux de reconstruction du four
achevés, l'entreprise pourrait de nouveau atteindre
un taux de 300 personnes engagées, ce qui la
situerait - ne le crions pas trop fort - dans le top des
employeurs de la région.
Tout simplement, Monsieur le Ministre, je
voulais vous demander si vous en saviez un peu
plus. Pouvez-vous confirmer ces informations et les
répercussions heureuses qu'elles ne manqueraient
pas d'avoir pour l'emploi dans la région de Mons-
Borinage et la relance d'un secteur qui faisait état de
difficultés il n'y a pas si longtemps encore
?
Lorsque je vous avais interrogé, vous nous aviez
rappelé que lorsque Vidrala avait racheté la
manufacture de verre, elle avait sollicité une aide
d'utilisation durable de l'énergie de la Wallonie de
l'ordre de six millions d'euros pour la construction
d'un nouveau four. L'occasion m'est donnée
également de vous demander quel est le niveau
d'implication de la Wallonie dans ce dossier.
Réponse
Monsieur le Député, merci pour votre
question.
Comme vous le savez probablement, en 2011, je
me suis rendu dans le pays basque et je suis allé au
siège social de Vidrala, notamment pour parler avec
eux de la manufacture du verre. Il faut savoir que
cet outil est un outil critique pour eux dans la
mesure où c'est le seul implanté en Europe du nord.
Donc, la manufacture du verre représente, en termes
de production et de logistique, une situation tout à
fait importante et stratégique pour eux.
Nous sommes dans un secteur industriel
relativement sous pression. Ce n'est pas évident. Il y
avait le souhait des propriétaires d'avoir un accord
sur une organisation du travail qui permette de
répondre de manière adéquate, à leur estime, aux
modes de production modernes.
Le débat a été relativement long, mais
aujourd'hui, il y a eu un accord entre les
représentants du personnel et l'entreprise pour
développer ces modes de production et donc des
régimes de travail adaptés.
Dès lors, effectivement, les projets
d'investissements qui étaient conditionnés par cet
accord peuvent se dégager et se mettre en place
Pour être précis, au jour d'aujourd'hui, il n'y a pas
de décision formelle du conseil d'administration et
c'est ce qui me rendra prudent. Mais il est clair que
le projet de revamping du four n° 2 pour un montant
de 10 millions d'euros est bien dans sa phase finale.
Il appartient au conseil d'administration de
prendre ses responsabilités et tant qu'il ne l'a pas
fait, on ne peut pas affirmer que l'investissement va
se faire. Il est clair aussi que si cet investissement
devait être confirmé, cela aurait un impact positif
sur l'emploi. Comme je vous l'ai indiqué, cela
donnerait un nouvel élan à cette entreprise qui crée
un produit qui pourrait être appelé un produit
«
banal
», mais avec des modes de production
permettant de garder ses productions en Europe de
l'ouest, pour desservir les grands clients qui se
situent au nord de l'Europe.J'espère que dans les jours qui viennent, nous
aurons la confirmation de la bonne nouvelle.
Mme la Présidente. La parole est à M.
Tachenion.
M. Tachenion (PS). Merci, Monsieur le
Ministre. Nous allons toucher du bois et ouvrir
grands nos yeux et surtout nos oreilles en espérant,
comme vous le confirmez, que la température soit
«
chaude
» - sans jeu de mots - en la matière
!
Ces informations sont de nature à être
corroborées. On se réjouit que, sur fond de dialogue
social, on ait pu avancer. Quand cela va bien, il faut
le dire. C'est un élément important pour une plus
grande flexibilité de l'organisation du travail avec
les conséquences que cela peut avoir sur le domaine
de l'emploi.
Je vous remercie pour cette réponse et nous
attendrons les prochains jours.




