Edmund Stoffels, Alain Onkelinx et Laurent Devin interviennent pour un logement accessible à tous à un prix abordable
Les trois députés socialistes ont déposé deux propositions de décret visant à indexer les barèmes des revenus de référence dans le CWL et à étendre l'assurance perte de revenus aux locataires.
Au Parti socialiste, nous nous battons depuis toujours pour permettre à toutes les catégories de population de se loger décemment. De nombreuses propositions ont déjà été émises en ce sens.
Les propositions d'Edmund Stoffels, Alain Onkelinx et Laurent Devin, visant à introduire dans le Code wallon du logement un mécanisme d’indexation des montants de base sur lesquels le revenu sera qualifié de précaire, de modeste ou de moyen, et celle visant à compléter le dispositif en matière d’assurance contre la perte de revenus, participent également à cet objectif de permettre à chacun de bénéficier d'un chez-soi à un prix raisonnable.
Depuis 1996, rien n'a changé concernant les montants sur la base desquels le revenu est déterminé, alors que le coût de la vie a augmenté depuis lors de près de 20%.
La conséquence, pour un grand nombre de personnes, est que le prix de leur logement a accaparé une part toujours plus importante de leur budget au fil des années. Notre proposition entend mettre un terme à cette situation.
Une autre conséquence de cette inaction au niveau de l'adaptation des revenus réside dans l'octroi des primes. En effet, il existe en Région wallonne de nombreuses primes « logement » calculées sur base du revenu. Un exemple : si une famille qui gagne en 2006 15.900 euros par an sollicite une prime à la Région, elle pourra bénéficier de la prime correspondant à la catégorie des revenus « modestes ». Or, si l'index avait été appliqué, cette famille aurait dû être aujourd'hui placée dans la catégorie des revenus « précaires », et bénéficier ainsi d'une prime plus importante. On le voit clairement à partir de cet exemple : l'évolution du coût du logement n'a pas suivi le coût de la vie.
De la même manière, nous avons voulu dans notre seconde proposition étendre le dispositif relatif à l'assurance contre la perte de revenus. En effet, les locataires étaient exclus de ce mécanisme, alors qu'ils peuvent, tout autant que les propriétaires, être les victimes de certaines circonstances de la vie entraînant une perte de revenus.
Cette proposition est aussi une manière de s'adapter aux nouveaux enjeux du logement dans notre société actuelle. La démographie familiale a évoluée, et de plus en plus de familles monoparentales ont vu le jour. Souvent, cette catégorie de locataires suscite la méfiance du bailleur, et a du mal à trouver un logement. En assurant le locataire contre la perte de revenu, le propriétaire devrait lui aussi être rassuré.
C'est avec force et conviction que nous défendrons ces propositions, qui s'insèrent dans notre politique plus globale de permettre à toutes les catégories de population de se loger décemment, d'améliorer la qualité du logement, d'augmenter l'offre de logements locatifs, de faciliter l'accès à la propriété, de promouvoir la synergie logement/action sociale et le logement durable.


