Edmund Stoffels veut faire revivre les sentiers communaux
La Région wallonne dispose d’un patrimoine méconnu, celui des sentiers communaux et chemins vicinaux, tels que repris dans l’atlas mis sur pied suite à la législation de 1848, qui reconnaît les droits de passage acquis par le public sur les sentiers et chemins locaux et garantit leur protection. Edmund Stoffels a interrogé ce mardi le Ministre Furlan pour le sensibiliser à cette problématique.
Le passé en action
En Région wallonne, les chemins et sentiers d’époque éloignée sont encore nombreux et témoignent souvent par leur dénomination ou par la toponymie du lieu où ils mènent, des activités de nos ancêtres.
Chapelles, potales, croix de pierres ou de fer, abreuvoirs, fontaines, vieux tilleuls sont autant de témoins du passé là où la plupart des bâtiments antérieurs à 1800 n’existent plus ou ont été profondément transformés.
Néanmoins, même s'il est un peu réducteur de ne considérer ces chemins que sous l'angle touristique, il est indéniable qu'une région offrant une large possibilité de promenades dans un cadre préservé sera accueillante pour les adeptes du tourisme « vert ». L’utilisation des chemins et sentiers sous forme de parcours à thème ou libre est une façon agréable de découvrir à son rythme les richesses naturelles et historiques de la région.
Poursuivre la voie des Plans Communaux Verts
L’entretien et l’amélioration des chemins vicinaux sont actuellement régis par les articles 13 à 26 de la Loi du 10 avril 1841. La voirie vicinale constitue un réseau de communications public, l’entretien revient en principe aux communes. Les riverains ont pour seule obligation de laisser le passage libre. Il existe cependant des «coutumes» qui sont reprises à la fin de l’atlas et qui indiquent à qui incombe ce travail pour chaque chemin et sentier. C’est ainsi que cette charge peut être attribuée pour partie ou pour tout aux riverains.
Le Ministre Courard, en charge du tourisme sous la législature pérécedente, avait eu à coeur de redonner vie à certains de ces sentiers via la mise en oeuvre des Plans d'Itinéraires Communaux Verts, qui ont pour objectifs la création d’un réseau local cohérent de voies communales pour usagers non motorisés et la promotion de son usage et sa protection, tant au niveau naturel que patrimonial.
Edmund Stoffels a interrogé le Ministre Furlan : "Ne serait-il pas opportun de poursuivre dans cet voie en revalorisant, d'un point de vue touristique notamment, l'ensemble des sentiers et chemins de notre Région? Un programme d’entretien de ces sentiers est-il envisageable ? En outre, Monsieur le Ministre, ne serait-il pas opportun d'organiser une réelle complémentarité entre le Réseau Ravel, le réseau PIC verts, et l'ensemble des entiers et chemins vicinaux de notre Région?"


