Journée Internationale de la femme
Deux semaines seulement après la première réunion du comité d'avis sur l'égalité hommes-femmes, ce lundi 8 mars consacre la journée internationale des droits de la femme. A cette occasion, Sophie Pécriaux interrogera en Commission la Ministre Tillieux pour évoquer avec elle la problématique de la pauvreté qui touche les femmes. Jean-Charles Luperto, lui, insistera auprès du Ministre Antoine à propos des écarts de salaire subsistant entre les femmes et les hommes.
Sophie Pécriaux intervient auprès de la Ministre Tillieux
La Députée socialiste interviendra ce mardi en Commission. En effet, en tant que Vice-Présidente du Comité d'avis pour l'égalité entre les hommes et les femmes du Parlement wallon, ce sujet lui tient bien entendu particulièrement à cœur.
On le sait, l'année 2010 sera placée sous l'angle de la lutte contre la pauvreté au niveau européen. Il est donc important d'aborder cette question à travers le prisme du genre. En effet, de récents chiffres parus dans la presse montrent qu'une femme sur cinq auraient du mal à joindre les deux bouts. Bien que l'échantillon questionné pour cet enquête ne soit pas représentatif puisque les femmes ayant répondu l'ont fait sur une base volontaire, les résultats sont malgré tout éclairant sur le vécu des femmes en difficulté financière.
En effet, des chiffres publiés récemment font état de la pauvreté qui touche les femmes. Il ressort de ces chiffres que ce sont principalement les femmes seules (74%), qu'elles soient célibataires, divorcées, veuves ou séparées, qui connaissent des difficultés financières. 38% d'entre elles vivent avec des enfants, faisant également planer sur ces derniers le spectre de la pauvreté. En effet, une fois seules, ces femmes voient leurs revenus diminuer, mais pas le montant des charges fixes. Ayant souvent sacrifié une partie de leur carrière pour se consacrer aux enfants, ces femmes, une fois isolées, éprouvent des difficultés à se réinsérer dans la vie professionnelle.
Sophie Pécriaux insistera pour que ces chiffres éloquents, voire interpellant, ne nous laissent pas insensibles sachant que, de surcroît, l'onde de choc de la crise n'a probablement pas encore sorti tous ses effets. Dans ce contexte, elle tient à rappeller à la Ministre que le groupe socialiste a proposé, voici deux semaines à l'occasion de la première réunion du Comité d'avis sur l'égalité entre les hommes et les femmes, qu'une réflexion particulière soit menée à propos de la pauvreté chez les femmes. En effet, d'après les chiffres publiés par le service de lutte contre la pauvreté, la précarité et l'exclusion sociale, le risque de pauvreté en Wallonie est plus élevé chez la femme que chez l'homme.
Compte-rendu de la première réunion du comité d'avis sur l'égalité hommes-femmes
Jean-Charles Luperto évoque les écarts de salaire subsistant entre les hommes et les femmes
Dans son rapport 2009, l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes montre hélas la récurrence d'un tel constat. Cet écart salarial est en majeure partie la conséquence de la structure du marché du travail et est lié à la position différente occupée par les femmes et les hommes sur celui-ci.
Or, pour réaliser l’égalité, il est d’un intérêt essentiel d’améliorer la position des femmes sur le marché du travail mais aussi d’offrir une meilleure protection aux catégories les plus faibles. Actuellement, l’écart salarial persiste : le partenaire qui gagne le moins ira plutôt travailler moins d’heures, ce qui réduit une fois encore considérablement les chances d’augmentations salariales et de promotions ultérieures. Moins de chances de promotion signifie moins de femmes aux postes dirigeants.
Et les conséquences de la différence salariale sont également perceptibles jusqu’à la construction de la pension. Dans la réponse du Ministre Antoine à la question de Jean-Charles Luperto concernant les effets de la crise économique sur les femmes, il déclarait vouloir développer une politique d’égalité des genres en vue de l’intégration des femmes dans tous
les dispositifs d’aide à la formation et à l’emploi.
Jean-Charles Luperto interviendra donc ce lundi en Commission :
"Monsieur le Ministre, pouvez-vous nous donner les lignes directrices de ce processus, votre calendrier de travail ainsi que le budget que vous allez affecter à ces mesures ? Monsieur le Ministre, afin de promouvoir la réalisation d’une plus grande égalité sur le marché du travail, nous plaidons tous pour que toutes les mesures professionnelles actives, comme entre autres les formations, s’adressent tant aux hommes qu’aux femmes. Dans ce cadre, pouvez-vous nous donner des évaluations sexuées chiffrées permettant de voir si le dispositif prévu atteint son objectif?"


