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L’amnésie du MR en matière budgétaire : réaction du Groupe socialiste.

Mais quelle mouche a donc piqué les représentants wallons du MR ? C’est la question que nous sommes en droit de nous poser après les derniers commentaires du Mouvement Réformateur dans son analyse de la situation budgétaire en Région wallonne.

C’est, en effet, avec une mauvaise foi désormais caractéristique que le MR a récemment dénoncé les financements alternatifs, mécanisme pourtant indispensable.


Le financement alternatif est actuellement le meilleur instrument pour mener à bien des politiques d’investissements à long terme. Pour rappel, les investissements autoroutiers (liaison E25 – E40 par exemple), les politiques d’investissements dans les bâtiments communaux, les crèches, la rénovation du parc de logements sociaux ou certaines politiques relatives au Plan Marshall n’auraient pas été possibles sans le recours au financement alternatif.


En effet, budgétairement parlant, il est impossible d’inscrire des dépenses étalées sur vingt ans dans un budget annuel. En outre, lorsque le MR parle de "dette cachée", il oublie que la Région ne fait que respecter la législation européenne lorsqu’elle rédige son budget. Il n’y a donc pas de camouflage, d’oubli ou autre, mais juste le strict respect de la législation européenne.


Enfin, le MR oublie sans doute que, sur les quatre milliards d’euros débudgétisés, seul un peu plus d'un milliard l’a été durant cette législature. Le MR a d’ailleurs lui-même recouru à cette technique notamment pour le financement des aéroports via la SOWAER (300 millions d'euros) et pour le Plan Tonus (plus de 700 millions d'euros). Ces investissements étaient respectivement dictés, à l’époque, par le Ministre Serge Kubla (en charge des aéroports) et le Ministre Charles Michel (en charge des pouvoirs locaux). Il est un peu simpliste, et surtout très démagogique, de critiquer un outil dont on s’est abondamment servi soi-même.


En conclusion, on rappellera que la Région wallonne porte annuellement 230 millions d'euros à son budget pour prendre en charge ses financements alternatifs. Cela représente 3,5% de son budget, laissant de la sorte une marge de manœuvre plus qu’acceptable au prochain Gouvernement.


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