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Rencontre avec Isabelle Simonis

Après un parcours riche tant dans l'associatif que dans le politique, Isabelle Simonis est devenue en juin dernier la Présidente du Groupe PS au Parlement wallon. Se définissant comme "féministe, laïque et de gauche", la bourgmestre de Flémalle est une femme engagée, qui aurait aimé vivre à l'époque de la Révolution française et qui, quand on lui demande de se définir une devise, cite Ernesto Guevera et sa célèbre phrase : "Soyons réalistes, demandons l'impossible" ! Rencontre.


Le portrait chinois


Isabelle, peux-tu nous en dire plus sur ton parcours ?


Je suis issue d’un milieu engagé, mes parents étaient enseignants, j’ai un frère, 6 ans plus jeune que moi. Au terme de mes humanités, j’ai entamé des études de droit dans la perspective de faire une licence en sciences politiques ; je n’ai pas terminé ces candidatures en droit et me suis alors réorientée vers un graduat en communication.

Quand as-tu commencé à faire de la politique ?


Déjà en humanités j’étais active dans diverses associations, notamment les mouvements pour la paix. A la même époque, je me suis affiliée au PS. Après mes études, j’ai démarré ma vie professionnelle aux Mutualités Socialistes et Syndicales de Liège puis aux Femmes Prévoyantes Socialistes où j’ai d’abord été animatrice puis secrétaire générale adjointe et enfin secrétaire générale.

C’est en juin 2003 que je suis candidate pour la première fois aux élections législatives sur la liste du sénat, je contribue ainsi au souhait d’Elio Di Rupo de voir le PS se féminiser, se rajeunir et s’ouvrir au monde associatif. Je serai, par la suite, désignée Secrétaire d’Etat aux Familles et aux Personnes Handicapées. Un an plus tard, en juin 2004, ce sont les élections régionales, je suis élue députée et désignée par mon parti à la Présidence du Parlement de la Communauté Française. Je quitte la Présidence en juin 2005 et je poursuis mon mandat de parlementaire.

En 2006, je suis candidate aux élections communales et je suis élue Bourgmestre de Flémalle. Les élections régionales de 2009 me permettent de continuer mon mandat de députée régionale et je deviens la Présidente du groupe PS au parlement wallon.

Est-ce que tu as un modèle en politique ?


Je n’ai pas vraiment de « modèle », j’ai souvent beaucoup d’estime pour les femmes engagées hier ou aujourd’hui ; toutes celles qui font ou ont fait de la politique car je sais combien cela reste plus difficile pour elles que pour les hommes.

Quels sont tes centres d’intérêts en dehors de la politique ?


Les voyages, la découverte d’autres horizons. J’aime aussi beaucoup le cinéma et la lecture quand j’ai un peu de temps. Dans un tout autre domaine, n’ayant pas d’enfant, je suis « accro » à ma filleule Zoé.

Comment définirais-tu ta personnalité ?


Pour me définir, je dirai que je suis quelqu’un qui aime les gens, ce qui me paraît indispensable quand on fait de la politique. Je me définis comme féministe, laïque et de gauche. Je pense être sincère, franche, modeste et concrète. Je me remets parfois trop en question ; mais n’est-ce pas là, hélas,  le propre des femmes ? Je suis aussi parfois trop entière et sans doute un peu têtue….



Portrait chinois :


Si tu étais…

Un pays
On n’est pas si mal en Belgique…., mais j’aime surtout les pays du sud et je suis tombée sous le charme de Cuba

Une chanson
« Cendrillon » du groupe Téléphone mais aussi la majorité des chansons de Lynda Lemay

Un plat
Une mousse au chocolat

Un livre
Plusieurs ouvrages de Gisèle Halimi dont « La nouvelle cause des femmes » et je suis une grande fan de thrillers (Grangé, Brown….)

Un instrument de musique
Le saxophone

Un animal
Le chat

Un film
« The reader »

Un objet
Mon plumier

Un fruit
La noix de coco

Un mot
L’égalité

Un groupe de musique
Les Rolling Stones et, plus récemment, Sensemilia

Une qualité
La tolérance

Un défaut
La colère, la non maîtrise de soi

Un héros dans la vie réelle
Je n’en ai pas vraiment

Un héros dans la fiction
La fée clochette dans Peter Pan

Une chose que je déteste par-dessus tout
Le mensonge

Une façon de mourir
Sans souffrir

Une devise
J’aime bien cette phrase d’Ernesto Guevara : « Soyons réalistes, demandons l’impossible ! »

Une autre époque

Celle de la Révolution Française

Un homme
Mon père

Une saison
L’été

Un club de foot

Le Standard bien sûr


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